C'est en retrouvant la reproduction d'une ancienne carte postale, et me souvenant également d'une photo prise par Nounours lors d'une balade sur la côte nord du Finistère que l'idée m'est venue de
vous parler "un peu" de la récolte du goémon à l'ancienne...
Autrefois, sur les côtes nord finistériennes, on pouvait apercevoir sur les grèves et les dunes l'activité des paysans goémoniers... c'était une histoire de famille... A l'arrivée des bateaux qui
allaient récolter le dans les hauts fonds, on déchargeait le goemon sur des charettes avant de l'étaler sur les plages et dunes pour le séchage. Ensuite, il était ramassé à la main, avec des
fourches, était brûlé dans des fours.
Dès le XVIIème siècle, Colbert a réglementé la récolte du goémon, la soude alors était utilisée pour la fabrication du verre. Plus tard, au début du XIXème, on découvrit l'iode, un produit rare,
donc cher... Le goemon fut donc récolté essentiellement pour l'iode qu'il contient. L'iode est aussi utilisé également pour la fabrication de certains produits médicaux, mais aussi pour la
photographie !
Le goemon est toujours récolté de nos jours, les marins sont mieux équipés, il n'en reste que c'est un travail pénible... Il existe, ne serait-ce qu'à Plouguerneau, encore 25 goemoniers.

Four à Goemon près de Korejou (Finistère)
photos Sherry et Nounours (non libres de droit)